29/11/2021 - Hélène de Reforest'Action

Composé en majorité de chênes de Hongrie, le peuplement était soumis à des cycles de rotation courts pour la production de bois. Ce mode de gestion implique de perturber l’environnement tous les 20 ans pour couper du bois, ce qui n’est pas sans conséquences sur la pérennité des écosystèmes ainsi que la préservation de la qualité des sols et de la biodiversité.

Autre enjeu : l’adaptation des forêts grecques au changement climatique. Alors que les chênes de la forêt d’Aronas souffraient des évolutions liées au dérèglement climatique et dépérissaient, la question plus globale de la gestion des forêts grecques occupe désormais le devant de la scène au niveau national. En effet, pour augmenter la résilience du couvert forestier, une diversification des essences plantées ainsi qu’une gestion durable des forêts s’impose en Grèce.
À Aronas, la saison 2021-2022 est synonyme de changement.
Régénérer et enrichir la forêt d’Aronas
Sur le terrain, 33 000 arbres de différentes essences, issus de pépinières locales, ont été plantés pour diversifier le peuplement. Charmes d'Orient, frênes à fleurs, tilleuls ou encore platanes sont venus rejoindre les chênes de Hongrie pour composer une forêt mélangée, loin du modèle de monoculture qui tend à fragiliser les forêts.
En parallèle, des travaux de sylviculture visant à accompagner la régénération naturelle des chênes, dont des débroussaillages et nettoyages, ont été entrepris.

Des travaux qui s’accompagnent d’importantes modifications dans la gestion de cette forêt. Les cycles de rotation seront désormais étendus afin de gérer la forêt de manière plus raisonnée et durable. À terme, cette démarche permettra de favoriser la biodiversité au sein de la forêt d’Aronas, contribuera à enrichir les sols et limiter leur érosion tout en accroissant la capacité du peuplement à stocker du carbone pour ainsi participer à la lutte contre le dérèglement climatique.
Ce projet, dont le suivi sera effectué jusqu’en 2026 par Reforest’Action et son partenaire sur place, l’Institut de recherche forestière de Thessalonique, a pu avoir lieu grâce au soutien de Johnson & Johnson, Alpha Bank ainsi que Valeo.

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