08/06/2021 - Hélène de Reforest'Action
Dans l’Oregon, une forêt ravagée par un incendie en 2018 a été reboisée au printemps 2021. Une démarche pour favoriser le retour de la végétation et la création d’habitats pour la faune locale, soutenue par Hennessy.

Aux États-Unis, les incendies sont monnaie courante, tout particulièrement dans 3 états de la côte ouest : la Californie, Washington et l’Oregon. Chaque année, des centaines de milliers d’hectares de forêt partent en fumée sous la pression des incendies. Dans ces pays peuplés de vastes massifs où soufflent bien souvent des vents violents, les incendies sont extrêmement difficiles à contenir. Habituellement, la saison des feux dure d’août à décembre, mais en raison du changement climatique, elle dure plus longtemps, causant des dommages de plus en plus importants. Pour pallier cette situation, priorité est donnée à la reconstruction des écosystèmes détruits.
Zoom sur la forêt de Taylor Creek

Dans le comté de Joséphine, situé sur la côte de l’état d’Oregon, les forêts ont particulièrement pâti de la vague d’incendies qui a frappé le pays en 2018. Déjà lors des incendies de 2013, l’état avait perdu 10 % de son couvert forestier. À Taylor Creek, Les parcelles concernées par le projet de reboisement se trouvent à proximité de la rivière Rogue, dans le bassin de Pickett Creek, répertorié comme zone d’eaux dégradées. Un phénomène accentué par le niveau de la température des eaux, qui dépassent de loin la moyenne nationale.
Sur les parcelles concernées, 150 000 arbres ont été plantés sur près de 140 hectares par des planteurs professionnels au printemps 2021. Douglas, pin à sucre, pin ponderosa ou encore cèdre à encens ont été introduits sur les parcelles pour redonner vie à un écosystème forestier diversifié. En effet, ces différentes essences résineuses sont connues, notamment le pin ponderosa et le cèdre à encens, pour leur capacité à résister aux feux de forêts. Sur la durée, ce peuplement en devenir pourra subsister, en dépit de la chaleur intense.
Sur ces zones fragiles, le retour de la forêt permettra à la végétation de regagner ses droits et à la faune locale de réinvestir la zone : oiseaux, rapaces, cerfs à queue noire, élans de Roosevelt et ours noirs. À long terme, la présence des arbres améliorera également considérablement la qualité de l’eau et des sols, réduisant leur potentiel de sédimentation. Une manière concrète d’œuvrer pour la santé et la pérennité des différents écosystèmes mais aussi de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, grâce au dioxyde de carbone stocké par les arbres.

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