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Nouvel objectif

28/02/2011 - stephane stephane


Catégorie: 

pépinières village - objectif

Tel est le slogan lancé cette année par l’ensemble des paysans des différents villages où se sont tenues les réunions relatives aux préparations d’installation des pépinières pour la campagne 2011. En effet, lors de ces réunions qui regroupaient les Présidents des groupements du projet, les Chefs de village, les relais techniques et les producteurs, il était question de discuter sur les procédures de mise en place des pépinières. Ces réunions ont démarré sous les chapeaux de roue, avec comme fond de note : « un village, au moins une pépinière ». Les producteurs qui n’avaient pas pu avoir l’année dernière des plants issus de pépinière ont manifesté leur ferme désir d’en avoir cette année. C’est le cas de Ami Diouf du village de N’Diaffe N’diaffe : « J’ai démarré avec le programme mais malheureusement je n’ai pas pu avoir de plants l’hivernage passé. Mais cette année à coup sur ce ne sera pas le cas ». Ce fut beau de voir tout ce monde (jeunes, vieux ; hommes, femmes) sous l’arbre à palabre communément appelé «penthie» entrain de discuter sur les procédures de mise en place de pépinières villageoises ou individuelles. Lors des différentes réunions, on pouvait noter l’extraordinaire détermination des pépiniéristes choisis qui traduit le cachet important qu’ils assignent à la mission qu’on leur a confiée. Sur le visage des producteurs se lisait un espoir d’améliorer leur condition de vie en tirant profit de ces futurs plants. Le témoignage de Diène Diouf lors de la réunion du village de Ngoungoul (Cr. Nioro Alassane Tall) est illustratif de l’engagement d’un producteur qui ne veut pas répéter les erreurs du passé : « J’ai été bénéficiaire dans le passé d’une plantation d’anacardier de 3 ha  à travers le programme PASA (Programme d’anacardier Sénégalo-Allemand). Mais malheureusement par négligence je n’ai pas bien entretenu ces jeunes plants. Et 6 ans après me voila gardien des plantations des gens qui avaient bien entretenus pour gagner ma vie. Donc 6 ans après je regrette amèrement de n’avoir pas pu saisir cette chance qui pouvait me permettre aujourd’hui de jouir correctement des revenus de ma propre plantation que d’en gagner en gardant les plantations des autres. » Nombreux sont les paysans qui racontent des histoires similaires à celle de Diène Diouf. Ils sont tous unanimes qu’ils ne referont plus cette erreur si jamais l’occasion d’avoir des arbres se présenterait. Car actuellement ils sont convaincus qu’il est impératif de trouver d’autres revenus pour venir en appoint à ceux tirés de l’exploitation des plantations d’arachide et de mil qui sont insuffisants pour couvrir rien que les besoins quotidiens. L’engouement et la détermination de relever ce défi de produire et planter 150.000 plants étaient manifestes à travers toutes les réunions de préparation de la mise en place des pépinières.

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